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14ème Printemps Lesbien de Toulouse | mars-mai 2011
VENDREDI 15 AVRIL à 20h30
Notre histoire
Pour ne pas laisser sans mémoire notre passé, sans paroles notre présent, sans références notre futur.
La sexualité lesbienne
Catherine Muller-Feuga, émission diffusée sur France 3 Sud le 20 mars 1996, 25', caméra Philippe Courtemanche, présentation Gérald Grégot
Réalisée à Toulouse, en étroite collaboration avec la productrice Catherine Muller-Feuga, cette émission est sans doute l'une des meilleures en France sur le sujet lesbienne. En plateau – et en direct –, l'historienne Marie-Jo Bonnet et la bagdamienne Brigitte Boucheron, en différé, Michèle Causse et Jacqueline Julien. Quatre fortes voix parlent au plus près d'elles-mêmes. Du lesbien pur sucre ! L'émission offre aussi l'occasion de voir un court reportage sur le mythique Bagdam Cafée (1989-1999) qui permit, entre autres, de socialiser des milliers de lesbiennes. C'est Colette Magny et sa magnifique chanson Sphinx de nuit, qui clôt l'émission.
Paris était une femme
Andrea Weiss, Greta Schiller, documentaire franco-germano-britannique, 1996, 75’, couleur/N&B, vost
De formidables images d’archives, des documents sonores émouvants et l’histoire fabuleuse, au début du XXe siècle, de créatrices, avides de liberté, lesbiennes pour la plupart, qui à leur manière ont changé le devenir des femmes et infléchi le cours de la littérature et de l’art : Adrienne Monnier, Sylvia Beach, Gertrude Stein, Janet Flanner, Natalie Barney, Djuna Barnes, Romaine Brooks et tant d’autres, qui font partie de notre "lesbimoine".
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SAMEDI 16 AVRIL à 20h30
Hommage aux garçons manqués
Les gentilles filles vont au paradis, les autres vont partout !
Tomboy
Céline Sciamma, France, 2011, 1 h 22', couleur.
Laure, 10 ans, est un garçon manqué, « comme ils disent », Lisa prend Laure pour un garçon : « T'es nouveau ? Tu veux pas me dire comment tu t'appelles ? » Et Laure s'improvise Michael illico et le jeu commence. Nous ne savons du film que ce qu'en dit Céline Sciamma et ça nous plaît bien, ce qu'elle dit : « J'avais vraiment envie, au-delà des questions de genre, de chroniquer une part d'enfance, c'est une période de grande sensualité, on fait feu de tout bois, on est très poreux au monde. » Faisons confiance à la réalisatrice de La naissance des pieuvres (2007) – magistrale démonstration de la contrainte à l'hétérosexualité – pour ne pas trahir les filles au profit des garçons.